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Bientôt un film avec Johann Zarco

Zarco et le Continental Circus : c’est le titre d’un film consacré par Bernard Fau, ex-pilote de GP dans les années 70 et 80, au numéro 5. En attendant le clap de fin, d’ici quelques semaines, Bernard nous donne à voir ce qui nous attend, en quelques photos et comme toujours avec lui, en pas mal de mots…

Disons que c’est un film sur Zarco, mais ce n’est pas un film que sur Zarco. Ce n’est pas un portrait du pilote, plutôt un dialogue entre nous et du coup, entre les générations. C’est bien évidemment un film sur la moto, mais surtout sur la notion de transmission.

Il y a plein de pilotes en activité avec lesquels tu aurais pu aborder ce thème. Tu as choisi Zarco. Pour quelle raison ? Du fait de ses résultats ?

Non, ce n’est pas ça qui a été déterminant. Johann, je l’ai rencontré il y a trois ou quatre ans, par l’intermédiaire de Laurent Fellon, qui m’avait vu courir à l’époque. Et ce qui m’a plu chez Zarco, c’est sa personnalité, sa curiosité. C’est un garçon qui s’intéresse au passé de son sport. Qui sait que la course moto n’a pas toujours ressemblé à ce qu’il vit actuellement. Et c’est aussi un gars qui a envie de transmettre. On le voit avec l’école qu’il a mise sur pied avec Fellon. Les discussions que j’ai eues avec lui, je n’aurais pas pu les avoir avec beaucoup d’autres pilotes français.

Pour toi, Zarco, c’est un pilote à part ?

Oui, indéniablement. Johann n’a pas débuté à 6 ans, il n’a pas suivi une filière. Avec Fellon, il a choisi de tracer sa voie, malgré les critiques. Des gars qui, comme ça, sortent à un moment du rang, c’est forcément intéressant.

Toi aussi, à ton époque, tu as été un pilote assez marginal. Est-ce que finalement tu ne te reconnais pas en Johann ?

Oui enfin, attention : je n’ai pas son palmarès et à mon époque, dans les années 70, des pilotes marginaux, des outsiders, il y en avait beaucoup. Disons qu’à mes yeux, Johann ressemble, par son attitude, à beaucoup de pilotes de cette époque. Allez, je vais dire le mot : pour moi, Zarco, c’est un pilote romantique dans une époque qui ne l’est plus vraiment.

Revenons un peu à ton film. Comment t’y es-tu pris, pour le tournage ?

J’ai commencé à filmer pratiquement dès que j’ai fait la connaissance de Johann. Les premières images que j’ai mises en boîte, c’est, je crois, en 2013, à Carole. On s’est vu ensuite régulièrement. Sur les GP, mais aussi beaucoup en dehors. Depuis qu’il est en MotoGP, c’est plus compliqué, parce qu’il est plus sollicité. Mais je continue à le suivre.

Le film en est où exactement ?

Il est bien avancé mais j’attends la fin de saison – et son dénouement – pour l’achever. J’ai des images d’entretien, des archives, des images tournées avec Zarco hors-GP. Ce qui me manque, pour l’instant, ce sont des images de courses, mais avec les droits de la Dorna, on ne peut pas se servir comme ça. Là, je suis en train de négocier avec eux, pour utiliser certaines de leurs images. Ce n’est pas gagné mais j’ai bon espoir.

Ton film, finalement, on pourra le voir où, quand et comment ?

Je compte le terminer à la fin de l’année. Après, je ne sais pas si un diffuseur sera intéressé mais il sera au moins vendu en DVD et en blu-ray. C’est ce que j’avais fait pour Il était une fois le Continental Circus,
il y a quatre ans. Et d’ailleurs, pour boucler le financement du tournage, je lance le même système de souscription. L’idée, c’est que les gens précommandent le film pour que je puisse l’achever. Les 1000 premiers auront leur nom au générique. Ceux qui souhaitent soutenir le film encore davantage peuvent même en être les coproducteurs.

Tous les détails sont sur le site du film : zarcoetlecontinental.com

Source : motorevue.

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